Travail prescrit et réel

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Distinction entre le travail prescrit et le travail réel


Travail prescrit: activité demandée à la personne, « imposée » par des supérieurs, des règles, normes, consignes et outils de contrôle/évaluation de la performance.

=>Travail défini à l’avance par l’entreprise et donné à l’opérateur pour organiser et réaliser son travail. Le travail prescrit oriente le travail réel du salarié.


Travail réel: Travail tel qu'il est réellement réalisé/effectué par l'individu au travers de ses tâches et activités.


Il existe des écarts/différences et même des contradictions entre le travail prescrit et réel. (ex.: entre les normes de sécurité et les normes de rendement).


Chaque personne a besoin de garder un espace de liberté afin de garder la maîtrise de ce qu'il fait.


Les écarts ce font aux niveaux de la réalisations des objectifs, du suivi des modes opératoires ou encore dans les rythmes de travail effectivement appliqués.


I- Mots clefs en gestion


Management:

Gérer/Diriger



planifier – organiser – contrôler




Performances


Il s'agit d'une approche rationnelle/objective.

Le management est l'ensemble des techniques d'organisation, de direction et de gestion de l'entreprise pour que l'entreprise atteigne ses objectifs.


Stratégie: définition des objectifs et des moyens à moyen/long terme d'une entreprise suite à une analyse de son environnement.


Organisation: interaction (ensemble des personnes qui travaillent ensemble pour atteindre des objectifs communs) et structuration de cet ensemble.


II- Aspects humains des organisations

1) travail prescrit/réel

(ex. du jeu de Scrabble)


Modifier un travail réel en travail prescrit peu désintéresser/démobiliser l'opérateur, il est donc préférable de laisser quelques libertés entre le travail prescrit et le travail réel au lieu de vouloir tout régler et tout contrôler.

Un salarié peut adapter son travail réel à sa situation afin d'être plus performant et plus à l'aise, il est nécessaire d'analyser la situation avant toutes modifications. De plus, chaque situation est différente et ne s'applique pas forcément à une autre organisation.


2) Rationalité instrumentale


(ou pensée technicienne)


A=B et B=C donc A=C


=> mode pensée qui traite le problème comme en mathématiques avec une approche linéaire.

=> il y a un besoin de solutions rationnelles dans ce système de pensée.


Ex. de réflexion: l'absentéisme doit-il être régler avec une rationalité instrumentale?

La rationalité instrumentale est en opposition à l'approche systémique.

 

(approche systémique = démonstration d'une approche à différents niveaux).


3) Le sens commun


Prends appui sur le besoin de donner du « sens » à son environnement et à lui-même (ex.: période de dépression = période de non-sens).


=> Que se passe-t-il quand un individu ou un groupe ne dispose pas de tout les éléments pour expliquer une situation?

-L'individu va émettre des thèses/hypothèses voire donner son avis

-Ces avis viennent combler les manques d'explications

-Les thèses viennent de l'expérience personnelles mais aussi du sens qu'un groupe va donner à la situation => sens commun (toutes les réponses non réfléchies que va utiliser un individu/groupe pour donner du sens/expliquer une situation).


Le sens commun n'a pas vocation à être vrai mais à rassurer en donnant des explications simples à des phénomènes complexes.

(sens commun = préjugés)


Le sens commun est omniprésent dans la vie de chacun.


Dans l'entreprise la forme la plus courante du sens commun est la rumeur, elle se retrouve sous forme d'idées généralisées, de réflexion binaire (toujours/jamais).


L'anxiété et le stress sont des sources de sens commun.


La vie des entreprises n'est pas que faite sur un point de vue technique (gérer, planifier, contrôler,...), il existe une partie immergée où se retrouve les processus psychosociologie tels que: la personnalité, les groupes, la communication, le pouvoir, le leadership,...


III- les images de l'organisation


(Gareth Morgan)


1) L'organisation vue comme une machine


Mode de fonctionnement mécanique, l'être humain n'est qu'un rouage de l'entreprise. L'organisation est bien « huilée ». (cf taylorisme, McDo qui recrute uniquement des jeunes/étudiants pour les tâches à complexité cognitive).

L'être humain est considéré comme une pièce mécanique changeable.


2) L'entreprise vue comme une culture


Ensemble des valeurs partagées par un groupe qui se décline dans des rituels, des mythes, des héros.


Implique des phénomènes d'apprentissage/d'intégration

un monde sans conflits internes et avec des objectifs communs

(Entreprises qui ont un grand discours sur les GRH, qui cachent ses conflits ex.: Auchan, Bouygues).


3) L'entreprise vue comme un système politique


C'est l'inverse de l'entreprise vue comme une culture

L'entreprise est composée d'individus qui poursuivent leur intérêts particulier (pas d'intérêts communs) pour cela ils créent des coalitions en fonction des situations/pbs à régler.


=> logique du 3ème homme.

(Crozier)


4) entreprise vue comme un système de domination


  • Théorisation marxiste: l'entreprise appartient à une minorité de personne qui ont le monopole de l'entreprise comme outil de production et qui asservissent la grande majorité des membres de l'organisation.

  • Défendu par les membres de la CGT.

  • Approche d'extrême gauche.


5) entreprise vue comme un organisme vivant


  • adaptation: ne survivent que ceux qui sont capables de s'adapter. (darwinisme, libéralisme).


6) entreprise vue comme un cerveau


  • organe de contrôle qui commande à l'ensemble des parties.

  • Entreprises réseaux (NTIC)

  • Ex.: Décathlon, Alstom, centres d'appels délocalisés.

     

7) entreprise vue comme une prison du psychisme


  • Basée sur Freud, lecture psychanalytique de l'entreprise.

  • Qu'est ce que l'organisation capte psychiquement de l'individu?

  • ex.: deuil d'un supérieur aimé => rejet du remplaçant car il signifie l'absence de l'autre.

Syndrome du survivant: personnes qui ne sont pas licenciées lors d'un plan social et qui le vivent très mal.


III Fonctionnement des images


  • L'image change suivant le point de vue.

  • Un bon négociateur sait jongler entre les différentes images.


A lire: Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens.

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